CPE non remplacé au collège d'Arnage

CPE non remplacée depuis quinze jours,
la révolte gronde au collège

Depuis quinze jours, l'absence de la conseillère pédagogique d'éducation du collège Henri-Lefeuvre, en arrêt maladie, pèse cruellement sur la vie scolaire. Enseignants et surveillants dénoncent cette situation.

ml12052010
Enseignants et surveillants pallient comme ils le peuvent l'absence de CPE mais avouent leur désarroi face à certaines situations

La CPE, Conseillère pédagogique d'éducation du collège d'Arnage, en arrêt maladie depuis 15 jours, n'est pas remplacée. Son absence, prévue jusqu'à la fin mai au minimum, pèse cruellement sur la vie scolaire gérée dans l'urgence par les surveillants non formés à ce rôle : «Au collège, le CPE a un rôle très impor­tant, fondamental. Il gère la vie scolaire, alerte les parents en cas de soucis, gère les conflits entre élèves, etc. Le CPE a un rôle de médiateur apaisant, il est à l'écoute des élèves tout en exerçant une certaine auto­rité. Depuis quinze jours, le climat se dé­grade. Les élè­ves savent que la CPE n'est pas là, ils en profitent, les surveillants sont débordés, ce n'est pas leur travail, ils ne sont pas formés pour cela ! »fulmine Ivan Gasche, co-secré­taire départemental du SNE.

La direction s'est mise en rapport avec Pôle Emploi afin de trouver un rem­plaçant et, hier, un étudiant est même venu proposer ses services, « mais il n'avait absolument pas les compétences requises !» Et Ivan Gasche de stigmati­ser les décisions du Gouvernement : « Cette situation est la conséquence di­recte de la politique de François Fillon, cela devient insupportable ! Il semble que tout soit fait pour que cela aille mal en terme de service public dans l'Édu­cation nationale ! Point n'est besoin, comme le suggère Nicolas Sarkozy de mettre caméras ou gendarmes dans les établissements, que l'on nous remette simplement les personnels compétents dont nous avons besoin I ».

De leurs côtés, les surveillants AED, s'avouent débordés : «On gère comme on peut, mais nous n'avons aucune auto­rité, et, surtout, nous n'avons pas les clés pour débloquer certaines situations ».

Maine Libre - Edition du 12 mai 2010