Counil : une girouette politique

Il est parfois bien difficile de suivre le conseiller départemental Counil qui change d'avis comme de chemise.

Concernant les partenariats public - privé, voici ce qu'il écrivait sur son blog, le 18 mai 2014 :

Le re fus de la privatisation des collèges du département

Alors que notre groupe avait majoritairement donné un avis favorable à la mise en œuvre d’un plan Collège performant, nous avons eu le désagrément de constater que la majorité UMP entendait réaliser des travaux de réhabilitation ou de reconstruction de certains collèges dans le cadre d’un partenariat Public – Privé (PPP).

En souscrivant à ce type de partenariat, le Conseil général de la Sarthe va s’endetter pour plusieurs décennies et diminuer d’autant ses capacités futures d’investissement et de relance économique. Nous considérons que les PPP sont des outils dangereux pour les finances publiques, qui plus est au profit de quelques-uns et au détriment de l’intérêt général, des entreprises locales et de l’emploi. Si les services du Conseil général n’ont ni le temps, ni les compétences pour mener de front plusieurs chantiers importants, pourquoi ne pas les confier à la SECOS, société d’économie mixte appartenant au Conseil général.                                  

Nous ne pouvons souscrire à une proposition qui revient à privatiser les établissements scolaires qui seront construits par le privé puis loués par le Département, ce n’est pas acceptable et nous la combattrons avec énergie.

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Et pourtant, en totale opposition avec les engagements pris par la liste « Sarthe à gauche» menée par le parti socialiste lors de la campagne aux élections départementales, celui-ci s’est prononcé pour le rapport présenté par Régis Vallienne, président de la commission Réussite éducative (majorité départementale).

A l'issue de la délibération, M. Counil déclarait pour justifier son vote :

"Je fais le choix du pragmatisme en votant pour la reconstruction en Partenariat Public-Privé des collèges Maroc et d'Arnage".

Un changement de position qui permet de mieux comprendre pourquoi bon nombre d'électeurs se détournent des urnes.