Les lycéens de Montesquieu n'ont pas besoin d'assistante sociale

Jusqu'à la rentrée de septembre, une assistante sociale assurait une permanence de 6 heures par mois au lycée Montesquieu. C'était déjà très peu mais certainemant encore trop puisque les services de l'Inspection académique ont décidé de supprimer purement et simplement cette présence.

Motifs invoqués par le DASEN : il faut mettre le paquet sur la ruralité et sur les REP et comme il n'est pas question, bien entendu de créer des moyens supplémentaires, ils doivent donc être redéployés . Le Lycée Montesquieu a ainsi été appelé à se sacrifier mais comme il s'agit d'un établssement fréquenté par des élèves issus de milieux aisés, cela ne doit pas poser de problèmes !

Sauf à considérer que l'assistante sociale se tournait les pouces, il faut bien admettre que la présence de l'assistante sociale 3 jeudis par semaine pendant 2 heures était très utile car, même à Montesquieu, il existe des élèves connaissant des difficultés sociales. Rappelons qu'ils sont près de 14 % à être boursiers. Les moyens pour les traiter ont beau être constants, il n'en demeure pas moins que la précarité et la gêne financière gagnent du terrain. Il faut choisir d'être aveugle pour ne pas en tenir compte et faire de ce lycée, le premier établissement manceau sans assistante sociale.

En attendant, à qui s'adresseront les élèves de ce lycée dont les parents traversent une passe difficile ? Mystère et boule de gomme.