Éducation : programme Macron

Moyens

Création de « 4 000 à 5 000 » postes sur le prochain quinquennat – alors qu’il compte supprimer 120 000 postes de fonctionnaires (Ceci est à mettre en regard des 60 000 créations de postes lors de l’actuel quinquennat qui n’ont déjà eu que les effets réduits que l’on sait : un H/E inchangé).macron

Ces « créations » (1 000 par an pour l ‘ensemble de l’Éducation nationale soit 10 par département pour le 1er, le second degré, l’administration, les services infirmiers…) doivent permettre de limiter à 12 élèves dans les ZEP la taille des classes de CP et CE1 – actuellement, la moyenne est de 22,7 élèves en ZEP : on y croit !

Pour financer cette mesure, le candidat compte aussi faire des économies sur le baccalauréat en le limitant à quatre épreuves finales (les autres seraient validées en contrôle continu). Voilà de quoi garantir le caractère national de ce diplôme !

Autonomie

M. Macron veut donner une « vraie » autonomie aux établissements scolaires. Un terme qui englobe, chez lui, à la fois la liberté pédagogique – sans préciser ce que celle-ci recouperait (liberté en matière de méthodes, de contenus, de répartition des heures ?) – et celle de pouvoir recruter les enseignants.

Cette idée, on la retrouve dans le programme de François Fillon et qui s’inspire d’une initiative lancée en 2011 sous la droite : le programme « ÉCLAIR », appliqué dans les zones les plus difficiles, qui permettait au chef d’établissement de choisir ses personnels, sur la base de leur volonté et de leur adhésion au projet d’établissement. Problème : le projet s’était heurté au manque de volontaires. Emmanuel Macron fait le pari qu’en triplant la prime ZEP (de 1 000 à 3 000 euros par an), l’incitation sera suffisante.

Réforme du collège

Le candidat donne également des gages à un certain type d’adversaires de la réforme du collège, défenseurs des humanités classiques, en annonçant la réintroduction des classes bilangues, des parcours européens et d’un « véritable » enseignement du latin et du grec.