Programme pour l’école de M. Mélenchon : de l’ambition pour tous

Constat

Les politiques menées depuis 10 ans ont porté atteinte aux fondements mêmes du métier d’enseignant. Le lien aux savoirs se défait à mesure que l’emporte l’idéologie du « socle commun » introduite par François Fillon, promue par le MEDEF et prolongée par Najat Vallaud-Belkacem. La généralisation du management et des contrôles hiérarchiques, la multiplication des tâches bureaucratiques, les mises en cause de la liberté pédagogique sont à l’origine d’un sentiment de dépossession aggravé par l’absence de reconnaissance.melenchon

Un projet émancipateur

À rebours de ces politiques, le projet éducatif de M. Mélenchon renoue avec une perspective émancipatrice. Selon lui, l’école doit former l’esprit critique et créatif et non formater des individus aux attentes du marché. L’école doit être un espace de coopération et d’échanges et non de concurrence et de compétition. Laïque, elle doit devenir le lieu de l’éducation à l’intérêt général où l’individu se prépare à l’exercice d’une citoyenneté enrichie de nouveaux droits.

Une école de l’égalité

L’école doit partir de cette évidence : tous les élèves sont capables. Il convient donc de tous les prendre en compte en leur apportant par différentes voies d’égale dignité savoir et culture, instruction et qualification. Pour cela :
- Elargissement du cadre de la scolarité obligatoire désormais comprise entre 3 et 18 ans.
- Restauration du cadre républicain, garant du caractère national des diplômes, des programmes et des statuts.
- Abrogation des contre-réformes du lycée et du collège tout en engageant une politique résolue en faveur de la mixité sociale à l’école.
- Rétablissement du baccalauréat professionnel en quatre ans et des heures d’enseignements disciplinaires perdues.

Revalorisation / Carrière

- Reconnaissance de la qualification du métier d’enseignant, fondée sur une double maîtrise scientifique et pédagogique.
- Rattrapage du point d’indice : une hausse immédiate de 7 % du traitement et engagement, avec les représentants des organisations syndicales, d’une négociation salariale.
- Plan de titularisation de tous les précaires de l’éducation nationale.
- Déconnexion de l’avancée de carrière de l’inspection qui doit devenir un temps de conseil et de formation.
- Doublement des postes ouverts à l’agrégation interne
- Création d’une médecine du travail pour les personnels de l’Éducation nationale.

Moyens d’enseignements

- Recrutement de 60 000 enseignants supplémentaires, dont une part à travers un dispositif de pré recrutement
- Diminution du nombre d’élèves par classes, en particulier dans l’éducation prioritaire.
- Reconstitution des RASED et généralisation du dispositif « plus de maîtres que de classes » en CP et CE1.
- Garantie du principe de liberté pédagogique.