bannière site snes72

Depuis le vote au CTPM du 28 mai, le SE-UNSA a lancé une campagne de dénigrement contre le SNES.

Cette campagne déforme, caricature les positions prises et exprimées par le SNES et les raisons de ses choix. Elle relève plus de l’invective que d’un véritable débat.

S’agissant du vote lors du CTPM (Comité technique paritaire ministériel), simple instance consultative, le SNES ne s’est pas prononcer "Pour" comme le laisse croire certaines organisations syndicales mais en "abstention". Par ailleurs, la consultation portait sur des modifications statutaires qui doivent être prises pour ce qu’elles sont et être regardées à l’aune de leur contenu au regard des mandats de congrès du SNES. Au moment des élections professionnelles, l’aspiration de notre syndicat à voir s’élever le niveau de recrutement était déjà connue et les collègues ne l’ont pas désavoué puisqu’ils en ont de nouveau fait LE SYNDICAT MAJORITAIRE du second degré. Le SNES a donc toute légitimité à avoir agi comme il l’a fait.

Les modifications statutaires soumises au CTPM pour les certifiés, les CPE et les agrégés prévoyaient :

- l’élévation du niveau de recrutement des enseignants et des CPE, exigeant l’obtention d’un master pour être recruté, ce qui est une exigence indiscutable exprimée par le congrès du SNES.

- une période transitoire de cinq ans pour les concours internes et les listes d’aptitude maintenant durant cette période la même exigence de titre qu’actuellement avec au-delà de cette période l’alignement de cette exigence de titre sur celle des concours externes. Cela correspond aux mandats du SNES.

Mais le projet prévoyait aussi le maintien des enseignants stagiaires sur leur académie d’origine à l’issue de leur stage, ce qui conduisait immédiatement au blocage du mouvement inter académique et automatiquement dans un avenir très rapproché, à la mise en place d’un recrutement régional des enseignants du second degré. Des dizaines de milliers de collègues auraient ainsi été très gravement pénalisés. C’est la responsabilité d’une organisation syndicale d’assurer la défense individuelle et collective des personnels qu’elle représente. Les personnels enseignants du second degré, apprécieront.

C’est bien le SNES et le SNEP qui ont obtenu du ministère le retrait de cette dernière disposition.

La nature et le périmètre de ce décret ne concernent donc en rien les points de désaccord importants qui demeurent avec le ministère, en particulier l’absence de pré recrutement, le projet de diminuer la quotité de décharge durant l’année de stage, le projet d’appauvrissement voire de suppression des IUFM.

Il est donc mensonger de prétendre que par leur vote lors du CTPM la FSU et le SNES auraient donné un accord global sur le projet de réforme de la formation des maîtres de Xavier Darcos. Les décrets en l’état laissent complètement ouverte la question de l’année de stage et de son organisation, questions sur lesquelles nous poursuivons nos interventions et nos pressions.

Contrairement, à ce que proclame le SE-UNSA, la position du SNES ne relève d’aucune forme de trahison mais de la mise en cohérence de ses mandats et de la défense des personnels.

Le Kiosque

publi134 publi133 publi132 publi131
N° 134 N° 133 N° 132 N° 131